Sujet: Vous rédigerez une page de votre journal dans laquelle vous évoquerez un évenement de l'actualité contemporaine, proche de vous ou plus éloigné dans l'espace. Vous vous efforcerez de montrer de quelle façon cet évenement aux dimensions collectives a pu vous interesser, fût-ce de manière indirecte
Aujourd'hui nous sommes le 12 septembre 2001, et je ne me suis pas encore remise des évenements d'hier après midi. Je me souviens être rentrée de l'école, et avoir vu mes parents, comme assommés par ce qu'il venaient de voir. Deux avions. Le World Trade Centrer. Des milliers de morts.
Cela va bientôt faire 20heures que j'y pense et que je me pose des tas de questions, évidemment sans réponses. Je n'en ai d'ailleurs pas dormi cette nuit, trop perturbée par ces événements. Comment peut-on avoir le courage de diriger un avion, plein de passsagers, dans une tour, tout en sachant que l'on va mourir ? "...Plus que 30 secondes avant le crash...20 secondes...5 secondes...". Et sans parler des passagers, qui voient le cap changer brusquement, et les deux tours se rapprocher, en espérant que ce ne soit qu'un cauchemar. Mais ceux-ci ne se réveillèrent jamais ! Imaginez juste un instant la situation : vous partez pour New York pour passer vos deux mois de vacances, et on vous impose de participer, en le payant de votre vie, à la destruction d'un des symbole de la puissance américaine.
Je m'imagine aussi avec frayeur, les cris poussés dans ces avions, et les personnes qui ne disent rien, tapies dans un coin, en sentant la mort plus proche que jamais. Angoisse. Peur extrême. Un Boum. La Mort. Ces images me hantent depuis hier. Pas une secondes ne se passe sans que je les vois. C'est terifiant. Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas réussi à dormir
Après avoir imaginé les scènes dans les avions, j'ai pensé aux miliers d'employés, qui travaillent, cloitrés dans leur bureau. Métro. Boulot. Dodo. Une routine qu'ils auraient sûrement voulu conserver hier ! Un Boum ! Un avion a atteint le première tour. Les alarmes hurlent, au même titre que ces personnes qui cherchent à comprendre ce qui ce passe, qui courent dans tous les sens. La panique les gagne, certains sautent de l'étage où ils se trouvent.Dans la deuxième tour, on entend un bruit sourd et puissant : la première vient de s'écrouler. Alors ils s'affolent, ils crient, ils courent, ils sautent. Mais tout cela n'empécha pas la suite : un deuxième avion touche la tour restante. PANIQUE TOTALE. Tout le monde se précipite dans les escaliers, par les fenêtres et pour beaucoup, c'est la mort.
Ces deux sénarios sont particulièrement horribles et perturbants. Ils me trottent dans la tête depuis hier. Mon coeur n'a jamais battu aussi vite et fort. L'empathie me fait ressentir ce que ces personnes ont pu ressentir elles-même. Ainsi, j'angoisse et stresse depuis bientôt 21 heures, sans aucune pausen aucun répit. Quand cela va-t-il s'arrêter ? J'ai paur que mon coeur me lâche. Et si il lachait ! Je les verrailà-haut, je leur demanderai comment c'était ; et si mon imagination, si débordante soit-elle, est quelque peu réaliste.
Je verrai bien cela demain. J'espère que cette nuit m'apportera des réponses. Qui sait ?
A défaut de m'apporter repos et sérénité...
A demain cher journal...